4 idées reçues sur la santé

Paris, le 22 août 2017. En matière de santé, tout le monde est évidemment concerné mais le niveau de connaissance de chacun diffère et quelques flous perdurent. Entre les acronymes complexes, les nouveautés réglementaires et les différents organismes qui entrent en ligne de compte dans les remboursements, il est parfois difficile de s’y retrouver. ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), veut revenir sur 4 des idées-reçues les plus répandues.

« Maison de santé, pôle de santé et centre de santé, c’est la même chose »  
 

 

 

Avant d’aborder les différences, il faut savoir que les maisons, pôles et centres de santé ont en commun d’être une réunion de professionnels de santé autour d’un « projet de santé » partagé.

Une maison de santé pluri-professionnelle (MSP) est un lieu où se rassemblent des professionnels de santé libéraux qui peuvent être médecins, infirmier(e)s, pharmacien(ne)s, psychologues, kinésithérapeutes, orthophonistes, etc. Tous sont liés par un projet de santé, une charte et des objectifs pour la santé de leurs patients. Ces professionnels participent à des actions de santé publique, sociales, de prévention et d’éducation, actions structurées par le projet de santé commun et par le cahier des charges du ministre de la santé.

Un pôle de santé, quant à lui, obéit aux mêmes règles que celles de la maison de santé mais à ceci près que l’exercice des professionnels peut se faire en dehors des murs. Ici, le regroupement physique n’est pas une obligation et le pôle peut rassembler plusieurs sites dont des maisons de santé, des cabinets, des services médico-sociaux, etc.

Un centre de santé est un lieu de soins dans lequel les professionnels de santé sont salariés. Le gestionnaire de l’établissement est public (une municipalité) ou à vocation sociale (mutualiste). Proposant systématiquement le tiers-payant, il ne pratique pas de dépassements tarifaires.

 

 « Un remplaçant est un médecin en devenir »   
 

Un remplaçant est le plus souvent un médecin qui a fini son cursus. Le remplacement est un statut qui permet de pallier l’absence temporaire d’un confrère (maladie, vacances, formation, mandat politique, etc.). Ce contrat prévoit que le médecin remplacé continue de percevoir les honoraires de sa patientèle et qu’il en rétrocède ensuite une partie à son remplaçant. La personne remplacée ne doit avoir aucune activité rémunérée pendant la durée du remplacement. Un médecin peut être remplaçant à tout âge même si certains parfois sont internes ou n’ont pas soutenu leur thèse : ils doivent remplir certaines conditions pour obtenir leur licence de remplacement et être autorisés à exercer par le Conseil de l’Ordre.

 

 

 

« Il y a la médecine générale et les spécialités »

 
   

Il est courant d’entendre qu’il y a d’un côté les médecins généralistes et de l’autre les spécialistes. Et pour cause ! Cela fut vrai pendant longtemps mais, depuis 2007, tous les médecins diplômés des universités sont spécialistes. Cela fait donc 10 ans que la médecine générale est reconnue comme une spécialité à part entière. Ce qui implique qu’il existe depuis 2007, une filière universitaire de médecine générale, avec des chefs de clinique, des maîtres de conférences et professeurs des universités. Ils œuvrent, via la recherche et l’enseignement au sein des facultés de médecine au développement des savoirs et à l’évolution des pratiques en médecine générale, tout en exerçant le métier de médecin généraliste.

 

 

« La consultation est passée à 25€

mais cela ne coûte pas plus au patient »

 

 

Depuis le 1er mai 2017 la consultation chez le généraliste est passée de 23€ à 25€. Pour la majorité des personnes cela ne change rien dans la mesure où les remboursements seront les mêmes à condition d’avoir une mutuelle ! Ils devront toujours payer un ticket modérateur de 1€, comme avant. Les trois millions de Français qui n’ont pas de mutuelle, en plus de ce ticket modérateur commun à tous, devront s’acquitter d’un reste à charge supplémentaire de 0,60€ à chaque rendez-vous chez le médecin généraliste (7,50€ maintenant contre 6,90€ auparavant).

 

Le Dr. Sophie AUGROS, Présidente de ReAGJIR, explique : « Les confusions et amalgames sont fréquents dans le secteur de la santé. Lors de la campagne présidentielle, maisons et centres de santé étaient parfois mélangés. Lors de leur travail de remplaçants au quotidien, ceux-ci doivent expliquer aux patients qu’ils sont pleinement habilités à exercer leur travail. Lors des problèmes de rémunération de chefs de clinique en médecine générale, il faut encore expliquer qu’il s’agit d’une spécialité à part entière. Alors que la santé va connaître cinq années très difficiles en terme démographique, il est important d’employer le bon vocabulaire et de faire de la pédagogie. »

 

A propos de ReAGJIR – www.reagjir.com

ReAGJIR est le Regroupement Autonome des Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants en France. Créé en janvier 2008, ce syndicat regroupe et représente les remplaçants en médecine générale, les médecins généralistes installés depuis moins de 5 ans et les chefs de clinique en médecine générale. Fédération de syndicats régionaux, la structure accompagne et défend l’exercice du métier par ces trois types de professionnels et milite pour la construction d’un système de santé à l’image des jeunes généralistes : innovant, collaboratif, humain et solidaire. Régulièrement les Rencontres Nationales de ReAGJIR à Avignon sont l’occasion de rassembler en un même lieu tous les acteurs de santé pour un temps de réflexion, d’entraide (ateliers pratiques), de partage et de convivialité. La 6ème édition se tiendra les 7 et 8 décembre 2017 à Avignon.

 

Contacts presse

Pauline SAINT-MARTIN | 06 83 00 57 40 – communication@reagjir.com

Dr. Sophie AUGROS, Présidente | 06 42 18 40 14 – president@reagjir.com

 

170822 – CP ReAGJIR – Le saviez-vous