Les 5e rencontres nationales des jeunes généralistes se veulent un temps fort de réflexion et de propositions émanant directement des jeunes médecins généralistes, pour qu’ils puissent exprimer leurs souhaits ainsi que leur vision de la médecine générale d’aujourd’hui et de demain. Chacune de ces réflexions est centrée par la question de l’offre et de la qualité des soins pour les patients sur le territoire. A partir de ces échanges, ReAGJIR déterminera ses grands axes de propositions à venir.
Ces rencontres permettront également d’apporter aux jeunes professionnels des outils et des informations pour leur exercice, avec la participation d’experts et de décideurs tant régionaux que nationaux.


leclercqTEMOIGNAGE 
Le congrès qui vous booste pour toute une année “
Jean-Baptiste Leclercq, jeune médecin remplaçant et ancien président de NorAGJIR, était présent au congrès ReAGJIR 2014. Il sait déjà qu’il reviendra en 2016 et nous explique pourquoi avec un bel enthousiasme.

« En 2014, j’étais invité au congrès ReAGJIR en tant qu’intervenant au sein d’un atelier et j’avais apprécié de retrouver de jeunes collègues et une dynamique vraiment stimulante. ReAGJIR vous fait rencontrer des pratiques différentes, échanger des points de vue avec d’autres jeunes médecins, dans un bel esprit d’ouverture, notamment grâce à des invités de qualité. Je me souviens qu’il y a deux ans, par exemple, une sociologue a apporté un éclairage très intéressant sur le point de vue des patients, dans un contexte où on parlait beaucoup du tiers-payant, et aussi sur les pratiques pluri-professionnelles. J’ai vu qu’une partie du programme de 2016 était consacrée à ce sujet et ça m’intéresse ! Un autre aspect qui me plaît beaucoup, c’est que le patient est au cœur des discussions, c’est important. 

Et bien sûr, le lieu favorise les échanges et des amitiés se créent, avec d’autres jeunes médecins. Vous n’êtes pas dans un congrès comme les autres, mais dans un congrès syndical, qui réfléchit sur les pratiques, qui prend du recul sur le système de soins, et qui permet aussi, en tant que médecin remplaçant pour ma part, de valoriser un statut précaire, de faire remonter des remarques et de se sentir soutenu. 

Parce que, se retrouver avec des gens qui ont la médecine générale dans les tripes et qui s’investissent pour elle et pour le patient, ça vous booste vraiment pour toute une année – ou presque ! Le congrès de ReAGJIR, ça vous bouscule, et quand on en sort, on n’a qu’une envie: retrouver nos patients et pratiquer la médecine qui nous plait: la médecine générale ! »


dehaas

Pierre de Haas « Une modification profonde de l’exercice »

Les maisons et pôles de santé seront bientôt près d’un millier en France. Ils promettent meilleure accessibilité des soins aux patients, de meilleures conditions de travail aux professionnels, et participent surtout à une révolution de la façon d’exercer. Pierre de Haas, président de la Fédération française des maisons et pôles de santé (FFMPS), les représentera lors de l’atelier « Sous quel statut exercer ? » du congrès ReAGJIR. Rencontre, en avant-première, avec l’un des pionniers des maisons de santé en France.

 

Pierre de Haas, on a le sentiment que l’intérêt des maisons de santé n’est plus à démontrer, surtout auprès des jeunes généralistes, non ?

Les jeunes médecins sont en effet conscients de l’intérêt du travail coordonné, pour la qualité de leur travail et pour la bonne prise en charge de leurs patients – surtout quand les cas sont complexes – mais aussi pour leur qualité de vie et de leurs conditions de travail.

 

Vous nous donnez un aperçu de vos propos au Congrès du 9 septembre ? Quels sujets vous mobilisent aujourd’hui ?

Je vous dirai la veille ce dont je vais parler ! Mais concrètement, la fédération est aujourd’hui un laboratoire de R&D, et elle traite de nombreux sujets : les questions de systèmes d’information, le travail protocolisé, les nouveaux modes de rémunération, mais aussi la place des usagers, les référentiels qualitatifs, les prospectives juridiques et conventionnelles… Nous avons de nombreux sujets d’avenir, sans parler des nouveaux métiers que créent les maisons de santé, comme la fonction de coordination de la structure, un peu équivalente à celle de directeur de clinique, ou encore celle d’infirmière clinicienne. Nous sommes en fait dans une modification profonde de l’exercice : c’est presque comme passer de l’artisanat à l’industrie !
On imagine que ce doit être prenant d’accompagner ces transformations…

Il est surtout enthousiasmant d’accompagner un changement révolutionnaire aussi profond, telle que la médecine n’en connaît qu’une fois par siècle et encore… A la place de l’exercice solitaire, on passe à une médecine qui doit être transversale et longitudinale, et ça, les jeunes généralistes en ont moins conscience. Si un patient vient vous voir avec une sinusite, et qu’il revient l’année d’après pour la même chose, et l’année suivante, de nouveau, vous devez le savoir, parce que la question devient environnementale, sociale… Et c’est là-dessus, d’ailleurs, que le politique nous attend, mais que nous manquons de moyens.

On a déjà gagné sur le plan de la parole, puisque tout le monde plébiscite l’action des maisons de santé, mais il nous faut encore obtenir des moyens pour que l’exercice en équipe puisse vraiment devenir la norme.


Inscriptions C’est ouvert ! 

Ça y est ! Les inscriptions au congrès ReAGJIR sont ouvertes. Des formations, des ateliers pratiques… ou syndicaux, une table ronde, le grand petit journal, un village d’exposants, un cocktail et un dîner de gala. Près de 300 généralistes sont attendus. Et vous ?


3 formations le JEUDI 8 SEPTEMBRE de 14h à 17h30 par fmc-ActioN

Chacune comporte quelques places réservées aux internes non thésés.

FAF *

Antibiotique en pathologie ORL courante

Les maladies virales, ORL en particulier, représenteraient 26 % des causes de prescriptions d’antibiotiques, totalement inutiles (40 % dans les angines). Cette utilisation inappropriée d’antibiotiques dans des pathologies bénignes a des conséquences économiques et écologiques non négligeables.

Organisateur : Dr Nicolas GOUIN Expert : Pr Albert SOTTO , Infectiologue, CHU de Nimes

FAF *

 

Suivi du 1er trimestre de la grossesse par le médecin généraliste

Une formation pour vous permettre de compléter vos connaissances sur les dernières recommandations concernant la surveillance de la femme enceinte, en particulier l’élaboration du calendrier de suivi de grossesse.

Organisateur : Dr Baptiste VACHON Expert : Dr Alice TOUZAA, Gynécologue Obstétricienne

DPC *

Prescriptions médicamenteuses et suivi des traitements dans l’insuffisance cardiaque

L’insuffisance cardiaque est une pathologie fréquente dont la prévalence en France (près d’un million de patients) augmente avec l’âge. Avec l’apparition récente de nouvelles classes thérapeutiques, cette formation nous permettra de choisir une stratégie optimale pour le traitement et le suivi des patients.

Organisatrice : Dr Catherine ZANUTTINI VOGT Expert : Dr Erik ARNAUD, Cardiologue, CHU de Nîmes

Formation indemnisée 172,50€ par l’OGDPC

INSCRIVEZ-VOUS

Pour vous inscrire à l’une des formations (réservées aux inscrits aux Rencontres Nationales de ReAGJIR), cliquez sur son titre. Vous serez redirigé vers le site de fmc-ActioN et pourrez effectuer votre pré inscription en ligne.
Pour toute question, nous vous invitons à contacter Lucie au 03 88 37 25 25.